Aillagon: «Quel échec, au sein même de sa victoire!»

«Il est difficile d'admettre qu'avec ses forces, sa maîtrise absolue du terrain, l'efficacité de son renseignement, la coalition, pourtant dûment alertée par les universitaires, les scientifiques et les archéologues américains, n'ait pas anticipé et empêché les saccages qui viennent de se produire» dans les institutions muséales iraquiennes, s'indigne le ministre français de la Culture et de la Communication, Jean-Jacques Aillagon. Il affirme avoir écrit, le 24 mars dernier, au directeur général de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture, Koïchiro Matsuura, et à ses homologues européens pour leur faire part de son inquiétude quant à la préservation des trésors culturels iraquiens.

«Pour les Américains et les Anglais, sauver les trésors spirituels et culturels de l'Irak, en veillant à y associer pleinement la communauté internationale, représentera l'un des meilleurs signes de leur sincère volonté de mener l'Irak vers la liberté et d'engager la reconstruction de ce pays», avertit M. Aillagon dans les pages du quotidien français Le Figaro. Par ailleurs, le mensuel londonien The Art Newspaper a mis en ligne une banque de données contenant près de 300 illustrations d'oeuvres susceptibles d'avoir été pillées dans la foulée de la campagne militaire américano-britannique en Irak.

Source

  • Jean-Jacques Aillagon, «Un saccage indigne – Peut-on encore sauver le patrimoine culturel irakien?», Le Figaro, 17 avril 2003, p. 15.

Aller plus loin

  • Lire l'actualité du 16 avril 2003.