André Breton à l'encan

Aujourd'hui débute à Paris la vente André Breton: 42, rue Fontaine. L'Hôtel Drouot est chargé de disperser les collections conservées au 42, rue Fontaine dans le IXe arrondissement parisien, la maison qu'a habitée le surréaliste jusqu'à sa mort en 1966. «Ce serait faire mourir André Breton une seconde fois que de voir ce trésor de vie poétique dilapidé, dispersé et enfermé dans les chambres de coffre-fort», ont écrit les membres du Comité de vigilance André Breton, le 26 mars, dans les pages du Monde demandant que l'État intervienne pour que la vente n'ait pas lieu.

«Comprenez-vous que votre désir est la dernière injure adressée à celui que vous prétendez célébrer», leur répondirent les écrivains Jacques Bellefroid et Georges Sebbag dans la même édition du quotidien du soir. «Je ne redoute pas les effets de cette vente. Elle ne dispersera pas la mémoire d'André Breton. Elle la propagera», a, quant à lui, insisté le ministre de la Culture et de la Communication, Jean-Jacques Aillagon, interviewé le 4 avril par Le Monde. Un dossier complet sur la vente, qui doit se terminer le 17 avril, est disponible sur le site des commissaires-priseurs Calmels Cohen.