Buren et le droit moral

Daniel Buren qualifie d'absurde la solution qui consisterait à démolir ses colonnes du Palais royal et espère «qu'on n'en arrivera pas là». Il estime que «démolir les colonnes coûterait aussi cher que de les réparer», malgré le très mauvais état de son oeuvre intitulée Les deux plateaux. Les 260 colonnes installées dans la cour intérieure du bâtiment public sont encore en bon état, mais le reste de l'installation a été considérablement abîmé depuis son aménagement en 1986. Les plots lumineux sont éteints depuis sept ans et l'eau ne s'écoule plus dans les canaux de ce qui constituait à l'origine une fontaine. Buren a confié au Monde qu'il est prêt à aller jusqu'au «procès, s'il le faut» pour faire respecter son droit moral.

Source

  • Harry Bellet, «Selon Daniel Buren, «démolir les colonnes coûterait aussi cher que de les réparer» – L'artiste français dénonce une «négligence générale» sur les commandes publiques», Le Monde, 4 janvier 2008, p. 16.