Erreur sur la personne, la RIAA a frappé à la mauvaise porte

Aux états-Unis, le Boston Globe et l'Electronic Frontier Foundation (EFF) rapportent que sept majors du disque ont dû mettre fin aux procédures légales contre une dame âgée de 66 ans de Newbury, au Massachusetts. Les demandeurs accusaient Sarah Seabury Ward d'avoir partagé plus de 2 000 fichiers musicaux en ligne grâce au logiciel Kazaa. Mme Ward a nié avoir utilisé le logiciel incriminé expliquant qu'elle n'écoute que de la musique classique et du folk alors que la poursuite alléguait que des chansons rock et hip hop avaient été «illégalement» échangées.

La citoyenne de Newbury a aussi expliqué qu'elle possède un ordinateur Macintosh, une plateforme incompatible avec le logiciel Kazaa qui ne fonctionne que sous Windows. «The Sarah Ward case demonstrates the reckless, frightening nature of the recording industry's campaign against ordinary Americans. These record labels violated her privacy, sued her for potentially millions of dollars, and forced her to hire a defense lawyer before finally recognizing that they had no case against her», a déclaré la directrice juridique de l'EFF, Cindy Cohn, dans un communiqué. La poursuite intentée à l'encontre de Mme Ward était l'une des 261 procédures lancées le 8 septembre par les membres de la Recording Industry Association of America pour violation du droit d'auteur.

Source

  • Chris Gaither, «Recording Industry Withdraws Suit», Boston Globe, 24 septembre 2003.