Fusions et acquisitions: des règles à changer?

Au cours de l'assemblée générale annuelle d'Astral Media, le président du conseil d'administration de l'entreprise canadienne, André Bureau, a plaidé en faveur «d'un cadre réglementaire efficace pour l'examen rapide des projets de fusion et d'acquisition» dans le domaine des médias. Après avoir obtenu l'autorisation du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes pour l'acquisition des stations de radio de la Société Télémédia (voir l'actualité du 16 mai 2001), Astral s'est heurté à l'opposition du Bureau de la concurrence du Canada.

«[N]ous tenons à souligner que le cadre de réglementation actuel, fondé sur deux organismes distincts et deux procédures foncièrement irréconciliables, représente un handicap majeur pour l'industrie», a expliqué M. Bureau. Le président du conseil d'administration d'Astral Media a cependant tenu à souligner son attachement aux règles applicables à la propriété étrangère dans le secteur de la communication: «Cette réglementation représente l'un des piliers de notre système de radiodiffusion… c'est le contrôle des moyens de radiodiffusion par des intérêts majoritairement canadiens qui permet aux artistes, aux scénaristes, aux musiciens, aux producteurs, aux distributeurs et aux radiodiffuseurs de proposer un contenu reflétant les valeurs, l'expérience et le point de vue de notre pays.»