Les intermittents du spectacle en grève

Le directeur du festival Montpellier Danse, Jean-Paul Montanari, a annoncé l'annulation de l'événement artistique à la suite des actions entreprises par des artistes et des techniciens pour protester contre l'accord sur le régime d'assurance-chômage des intermittents du spectacle. L'accord, signé dans la nuit de jeudi à vendredi par cinq confédérations syndicales et trois organisations patronales*, prévoit une indemnisation de huit mois pour 507 heures d'activités dans les dix mois précédant la fin du contrat de travail considéré en ce qui a trait aux techniciens et les dix derniers mois et demi pour les artistes. Auparavant, les douze derniers mois étaient pris en compte dans les deux cas pour le calcul de l'allocation à verser. Le festival Montpellier Danse, qui avait débuté le 26 juin, devait se terminer le 5 juillet.

* Les signataires sont, côté patronal, la Confédération générale des petites et moyennes entreprises, le Mouvement des entreprises de France (Medef) et l'Union professionnelle artisanale (UPA) et, côté syndical, la Confédération française démocratique du travail (CFDT), la Confédération française de l'encadrement CGC (CFE-CGC), la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC), la Confédération générale du travail (CGT) et la Confédération générale du travail Force ouvrière (CGT-FO).

Aller plus loin

  • Lire le Protocole d'accord du 26 juin 2003 relatif à l'application du régime d'assurance chômage aux professionnels intermittents du cinéma, de l'audiovisuel, de la diffusion et du spectacle.