La liberté de presse en deuil

La Journée mondiale de la liberté de la presse a lieu cette année au lendemain de l'annonce par le président des États-Unis d'Amérique, George W. Bush, de la fin des combats en Irak. Au cours de l'opération militaire menée par les États-Unis et la Grande-Bretagne au Moyen-Orient, neuf journalistes auraient été tués selon Reporters sans frontières, tandis que dix autres auraient été blessés et que deux artisans des médias sont toujours portés disparus.

Le 8 avril, les bureaux des chaînes arabes Al-Jazira et Abu Dhabi TV et l'hôtel Palestine, le quartier général d'un grand nombre de journalistes, à Bagdad ont été bombardés, tuant trois journalistes. Le secrétaire général de RSF, Robert Ménard, avait alors accusé la coalition d'avoir «délibérément et sans avertissement» pris pour cible des lieux connus pour abriter des journalistes, quelques jours seulement après avoir dénoncé le bombardement de la télévision d'état irakienne.