Les projecteurs s'éteignent pour Aillagon

Àprès les élections régionales qui ont permis à la gauche de s'accaparer de 21 régions sur 22 au détriment du parti gouvernemental de droite, l'Union pour un mouvement populaire (UMP), et de son allié, l'Union pour la démocratie française (UDF), le président de la République française, Jacques Chirac, a annoncé la formation d'un nouveau gouvernement. Le premier ministre Jean-Pierre Raffarin est reconduit à son poste, ainsi que le garde des Sceaux et ministre de la Justice, Dominique Perben. Le ministre de la Culture et de la Communication, Jean-Jacques Aillagon, est toutefois éjecté de l'exécutif français.

Il est remplacé par Renaud Donnedieu de Vabres, député UMP de l'Indre-et-Loire et vice-président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale. M. Aillagon, ancien directeur du Centre national d'art et de culture Georges Pompidou, a connu un mandat agité rue de Valois, particulièrement depuis l'été 2003. Le mouvement de protestation des intermittents du spectacle avait alors conduit à l'annulation de la majorité des festivals estivaux dans toute la France. Les artistes et techniciens avaient pris d'assaut la rue pour protester contre un accord sur le régime d'assurance-chômage qui leur est propre (lire l'actualité du 29 juin 2003). Le nouveau ministre, qui était auparavant ministre délégué aux Affaires européennes, devra composer avec un dossier qui agite toujours, près d'un an plus tard, les milieux artistiques et culturels français.