Règlementer la violence à la télévision?

Arguant que toutes les tentatives d'autorégulation ont échoué, les signataires d'une lettre ouverte publiée dans le quotidien Le Devoir demandent au Gouvernement du Canada de «réglementer la violence télévisée présentée aux enfants». Ils réclament une «réglementation permanente» qui «interdise les émissions pour enfants proposant la violence comme façon normale de résoudre les conflits» et qui «repousse après 22 heures les films de grande violence».

Les pétitionnaires s'appuient sur une étude – sans en mentionner ni le titre, ni les auteurs, ni la méthodologie, ni la date – de deux professeurs de l'Université Laval qui démontrerait que la violence à la télévision a augmenté de 432 % dans les réseaux de télévision privés québécois depuis que les télédiffuseurs ont adopté un code d'autoréglementation.

Appuyée notamment par l'Ordre des psychologues, l'Association des médecins psychiatres, le Collège des médecins, l'Association des pédiatres et l'Ordre des conseillers d'orientation et des psychoéducateurs, la Commission scolaire de Montréal invite la population à signer une «pétition pour contrer la téléviolence» dans le but de sensibiliser les dirigeants canadiens à ses revendications. «Bref, il est urgent que tous les acteurs sociaux se mobilisent pour protéger nos enfants contre cette incitation à la violence qui ne cesse d'augmenter. Que sommes-nous donc en train de faire à nos enfants quand nous les inondons d'émissions violentes à l'heure où ils la regardent?», concluent les signataires.

Source

  • Collectif, «L'urgence de diminuer la violence télévisée», Le Devoir, 5 mai 2003.

Aller plus loin

  • Commission scolaire de Montréal, Service des ressources éducatives, Secteur de l'adaptation scolaire, Pourquoi contrer la téléviolenceArgumentaire (2003).