Une télévision partiale?

Colman McCarthy se demande dans les pages du Washington Post pourquoi les grands réseaux de télévision états-uniens* n'ont pas donné la parole aux opposants à l'intervention militaire en Irak. «George W. Bush lectured the world that you're either with us or against us. America's networks got the message: They're with. They could have said that they're neither with nor against, because no side has all the truth or all the lies and no side all the good or evil. But a declaration such as that would have required boldness and independence of mind, two traits not much linked to America's television news», constate-t-il.

La présence massive de militaires à la retraite sur les ondes durant le conflit a particulièrement inquiété le directeur du Center for Teaching Peace: «If the U.S. military embedded journalists to report the war from Iraq, journalists back in network studios embedded militarists to explain it.» M. McCarthy, chroniqueur au Washington Post de 1969 à 1997, croit que le public était en droit de s'attendre de la part des journalistes des grands réseaux de télévision à une couverture indépendante, équilibrée et impartiale.

*Les trois principaux réseaux de télévision sont l'American Broadcasting Corporation (ABC), la CBS Broadcasting et la National Broadcasting Company (NBC), auxquels s'ajoutent les trois principales chaînes d'information continue: Cable News Network (CNN), Fox News et MSNBC.

Source

  • Colman McCarthy, «TV's military «embeds»», The Washington Post, 19 avril 2003, p. A13.