Terrorisme et journalisme: cocktail explosif

La Fédération européenne des journalistes (FEJ) et la National Union of Journalists (NUJ) condamnent une disposition du Counter-Terrorism Act 2008 entrée en vigueur, hier, au Royaume-Uni. «This is a serious setback for press freedom which is going to have a devastating effect on the work of photojournalists», indique le président de la FEJ, Arne König. «There is a threat of photographers being criminalised just for doing their jobs», ajoute Peter Murray, vice-président de la NUJ.

L'article 76 de la loi prévoit que toute personne qui récolte ou tente de récolter des informations à propos d'un membre des forces armées, d'un agent des services de renseignement ou d'un policier «which is of a kind likely to be useful to a person committing or preparing an act of terrorism» est passible d'une peine de prison pouvant aller jusqu'à 10 ans et d'une amende. La même sanction s'applique à toute personne qui publie ou communique de telles informations. La personne inculpée peut toutefois faire valoir une défense d'«excuse raisonnable». L'article 76 du Counter-Terrorism Act 2008 amende le Terrorism Act 2000 en lui ajoutant un article 58A.

Sources

  • Terrorism Act 2000, c. 11.
  • Counter-Terrorism Act 2008, c. 28.
  • Explanatory Notes to Counter-Terrorism Act 2008.
  • National Union of Journalists (Londres), Hundreds demonstrate their freedom to photograph (16 février 2009).
  • Fédération internationale des journalistes (Bruxelles), EFJ Supports UK Photographers in Counter Terrorism Act Protest (17 février 2009).