Trésors archéologiques pillés en Irak

Le directeur général de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture, Koïchiro Matsuura, demande aux autorités britanniques et états-uniennes de prendre des mesures de surveillance et de gardiennage des sites archéologiques et des institutions culturelles iraquiens. La demande fait suite aux actes de pillage commis notamment dans les musées de Bagdad et de Mossoul dans la foulée de l'opération militaire menée par les États-Unis et la Grande-Bretagne en Irak.

Afin d'empêcher l'exportation illicite de biens culturels, M. Matsuura rappelle aux autorités des pays limitrophes de l'Iraq les termes de la Convention concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l'importation, l'exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels adoptée le 14 novembre 1970 et entrée en vigueur le 24 avril 1972.

Déjà, le 21 mars 2003, l'Archaeological Institute of America avait sommé les partenaires d'une éventuelle coalition de respecter la Convention pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé adoptée 14 mai 1954 et entrée en vigueur le 7 août 1956. «The signatories of this letter urge all governments to recognize that fragile cultural heritage is inevitably damaged by warfare, that irreparable losses both to local communities and to all humanity are caused by the destruction of cultural sites, monuments, and works of art, and that it is our common duty to take all possible steps to protect them», ajoutaient les signataires de l'appel.

Aller plus loin

  • Archaeological Institute of America (Boston), Open Declaration on Cultural Heritage at Risk in Iraq (21 mars 2003).